Texte 1, De quelles façons vous sentez-vous en ville ?

ALLARD Florian                                                  06/10/2009

 

De quelles façons vous sentez-vous en ville ?

 

J’interprète le mot « ville » comme « une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (par opposition aux villages) dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. » (d’aprèshttp://fr.wikipedia.org/) et non comme « un assemblage d’un grand nombre de maisons disposées par rues » (définition du dictionnaire en ligne: http://www.mediadico.com/). Le mot ville m’évoque donc dans cette question le milieu urbain qu’est la grande ville ; le pôle urbain. Je référerais donc à Paris, la « grande ville » que je connais.

La ville, comme Paris, évoque d’abord, pour moi, l’agitation, le bruit, la foule et ses mouvements. Ces éléments sont fatigants, oppressants, et me font ainsi prendre conscience de moi par ces sensations désagréables. Aussi, la saleté omniprésente me sépare et me distingue de l’environnement par ma propreté en opposition à cette dernière qui me gène par son odeur et ses traces comme par exemple dans des galeries du métro. Mais si par certains cotés la ville me fait sentir mon corps par l’agression de mes sens, elle me fait parfois m’« oublier » en tant qu’individu. En effet, lorsqu’on marche dans une grande ville comme Paris, on est presque obligé de suivre les mouvements la foule (s’il y en a) qui se déplace rapidement, en masse sans se préoccuper des individus plus lents ou moins mobiles.

Pour finir, selon moi, la ville encombre quatre de nos cinq sens : l’odorat (l’odeur de la foule, des lieux sales), la vue (l’agitation, la saleté précédemment évoquée), l’ouïe (le bruit des voitures, du métro, des gens) et le toucher (le rapport de nos pieds sur les sols parfois pavés, mouillés, encombrés mais aussi le contact gênant de la foule trop dense). Cette gêne nous donnant un sentiment de mal être, elle nous rend compte de nos limites et fatigue occasionnée. Ces derniers nous font alors, sentir notre corps ; nous-mêmes physiquement.

 

 

 

AMRANI Houda                                                   06/10/09

SUJET: De quelles façons vous sentez-vous en ville?

 

            La sensation se ressent par ce qu'on voit touche et se qu'on sent.  En ville je me sens toute petite légère et libre.

Cette sensation est certainement dû à tout ce qui m'entoure. C'est à dire aux bâtiments de plus en plus hauts, la circulation, les transports et les « autres ».

          Ce sont les autres qui font me sentir petite, légère et presque transparente. Personne ne fait attention à moi. Cette situation a un avantage: c'est grâce à cette inattention que je me réveille tout les matins avec un but précis une destination précise sans me préoccuper des problèmes de parcours qui me mènent à mon but finale.

Je me sens en quelque sorte libre. Cette sensation de liberté me permet de ressentir et de profiter de chaque moment , chaque endroit de la ville. Tout me paraît magique et chaque instant reste gravé dans ma tête . La végétation viens embellir cet excé urbanisation. Elle  apporte un peu de vie au façades des immeubles et en peu de couleurs aux rues et quartiers. Elle purifie aussi l'aire que l'on respire et apporte une pointe de fraicheur dans l'environnement.

Cette façon de ressentir les choses en ville me permet donc de vivre au jour le jour.

 


5 octobre 2009

BOUGON Margaux

 

 

P1 : De quelles façons vous sentez vous en ville ?

 

Dans cette question, tout dépend du contexte, de comment on se sent, avec qui on est et dans quel quartier l’on se trouve, voir quelle ville.

Je pense qu’on ne se déplace pas de la même façon dans la petite ville de province dans laquelle on a grandit que dans une grande ville comme Paris. 

 

En effet, n’étant pas du tout citadine à l’origine, je ne me suis jamais sentie à l’aise en traversant ma ville natale en solitaire. En fait dans cette dernière, je suis plus susceptible de croiser des connaissances alors qu’à Paris,  je me sens plus anonyme, ce qui est parfois moins pesant. Ici, que ce soit dans le métro ou dans la rue, j’aime me déplacer dans la foule (inexistante la plupart du temps dans ma petite ville), peut-être parce qu’elle renforce ce sentiment d’anonymat.

 

 

Néanmoins je ne me suis pas encore appropriée des coins de Paris comme ceux de ma ville natale. Ce n’est que là-bas, avec mes amis, que l’on a fini par adopter des lieux : cela s’explique en partie par le fait que cette ville est plus à taille humaine.

 

Je marche vite, la tête haute. Quand j’ai à aller d’un endroit à un autre et je m’attarde peu dans les rues seule. En revanche pendant mon temps libre, et avec d’autres personnes, j’essaie de prendre le temps de regarder le paysage urbain qui s’offre à moi.

Mais je n’aime pas rester longtemps au même endroit, et n’ayant pas l’habitude de flâner dans les rues, je ressens toujours le besoin de bouger.

 

La ville, c’est aussi des odeurs. J’y suis très sensible : l’asphalte après la pluie, les pots d’échappement, une vague odeur de chewing-gum ou encore l’odeur caractéristique mais indéfinissable des transports en commun (la même, que ce soit dans le bus ou dans le métro). On trouve aussi celle de nourriture provenant  des stands, plus ou moins alléchante.

 

Toutes ces odeurs prennent une part importante dans ma définition de la ville et dans la façon de m’y sentir car elles font échos à des souvenirs, par exemple, la délicieuse odeur de friture me rappelle les festivals d’été. Celle du métro, autrefois associé aux week-ends de décembre en famille devient quant à elle devient de plus en plus en plus banale.

 

Les bruits qu’occasionnent les villes me dérangent peu car ils font partie de son être ; une ville silencieuse me mettrait vraiment mal à l’aise. Ils évoquent la sécurité (sirènes de police, ambulances) ou plus généralement la vie qui anime la ville : c’est en cela que je trouve le bruit rassurant.
 

CLAUDEL Arnaud                                                                                                                                      06/10/09

 

De quelles façon vous sentez-vous en ville ?

 

                                                                                                                              Visuellement parlant, je me considère en ville dès lors qu’il s’agit d’une concentration plus ou moins importante de bâtiments qui se positionnent les uns en fonction des autres. Ce sont aussi les transports en commun, tissant des réseaux à travers la ville, qui à mon sens la caractérise. J’associe le fait de me sentir en ville avec une agitation : les voitures se pressent, les piétons se bousculent. Mais cette agitation est aussi auditive puisque le silence cède sa place aux klaxons, sirènes et divers bruits de moteur. Tout cela a des répercutions sur le corps. Ainsi, le cœur accélère pour battre au rythme de la rue et le stress engendre une angoisse jouissive qui se transforme vite en addiction. De plus, la ville a une odeur, ou plutôt des odeurs. En effet, les gaz d’échappement se mêlent à l’effluve des gens et l’odeur de pain chaud sortant de la boulangerie rencontre les fumets de la poissonnerie. La ville c’est le contact froid du métal et la dureté de la pierre. Vue de loin, elle est un ilot de bitume dans le paysage mais je me sens en ville lorsque les rôles s’inversent et que les immeubles servent de fond aux parcelles de nature que sont les parcs. Espaces verts ou  bureaux, restaurants ou métro, lieux de culte ou bistrots, en ville, les plus parfaits inconnus se rassemblent avec une proximité parfois troublante. L’espace urbain est donc un lieu de rencontre ; tout s’y mélange et les sens s’emmêlent créant un sentiment de confusion. Ce dernier se voit renforcé par la vision qu’offre la ville à ses invités : d’un côté ou de l’autre, aussi loin que l’on regarde, on n’a d’yeux que pour elle.
 

Clayssen Victor

 

De quelles façons vous sentez-vous dans la ville ?

 

Je suis né à Paris, j’y ai grandi, et j’associe instinctivement le mot ville à Paris. Alors je vais répondre à cette question en considérant que « la ville » est Paris. Je me permets cela, non pas parce que je crois que Paris est la ville type, mais parce que la question est personnelle.

                                                                                                                              J’ai toujours vécu dans Paris. J’ai toujours respiré ses odeurs, entendu son fond sonore. Et j’ai la chance de pouvoir observer un large paysage urbain de chez moi. Je suis d’ailleurs resté longtemps rêveur à observer cette vue. De ce fait mes sens se sont développés dans le milieu de la ville. La ville m’est donc familière, c’est mon quotidien. J’arpente tous les jours les trottoirs, je prends quotidiennement les transports en communs, j’utilise les terrains de sports, les parcs.

                                                                                                                              Comme la question porte sur les façons de me sentir dans la ville, je peux alors distinguer deux parties de Paris. Mon quartier, une partie du 13ème arrondissement dans laquelle j’ai passé mon enfance et où je vis encore. L’autre partie est le reste de Paris.

                                                                                                                              Dans mon quartier, je me sens chez moi. Je connais les gens, je connais les rues, les commerces, les parcs, les écoles. C’est finalement dans ce cadre que je me « sens le moins ». Je n’ai pas besoin de réfléchir, c’est-à-dire que je n’analyse pas d’éléments visuels nouveaux, je n’ai pas de pressions extérieures, je me sens à l’aise, mon corps est habitué physiquement aux dimensions de ce quartier : à la taille des trottoirs, aux passages cloutés, aux commerces.

                                                                                                                              Hors de mon quartier, mes sensations sont différentes, je me « sens beaucoup plus », je suis livré à moi-même, mon corps n’a plus d’automatisme, je dois tout regarder, faire attention, analyser, chercher. Par exemple, si je veux manger je dois chercher un commerce, analyser s’il me semble de bonne qualité. Si je veux me rendre quelque part, je dois chercher mon chemin, alors j’observe, mes yeux ne cesse n’analyser de nouvelles images. Mon corps est plus vigilant, les dimensions ne sont plus les mêmes, les trottoirs n’ont pas la même taille. Par exemple, le trottoir de la rue Bonaparte que j’emprunte pour aller à l’ENSAPM est très étroit.

Pour finir, mon rapport à la ville est différent selon mon humeur, selon ma forme, lorsque j’écoute de la musique, lorsque je cours, lorsque je suis pressé ou lorsque je me balade.
 





ESNAULT Pierre                                                                                                               le mardi 6 octobre 2009

 

 

De quelles façons vous sentez vous dans la ville ?

 

 

Premièrement il m’a fallu un temps d’adaptation en arrivant dans la ville de Paris. En effet je n’avais jamais vécu en ville, et donc je différencie vivre en ville et être en ville. Les sentiments que l’on construit en rapport avec la ville sont différents selon ces deux définitions de la position que l’on a par rapport a la ville.

 

Mes sentiments actuellement, sont d’un côté une sensation toute nouvelle de liberté, étant donné que tout est à porté de mains et que je vis seul pour la première fois de ma vie. Donc mes sentiments par rapport à la ville sont construits par rapport à cette liberté, j’aurais donc tendance à dire que je me sens actuellement mieux en ville que chez moi à la campagne, ou devrais je dire à la campagne tout court.

 

Cependant d’un autre côté, j’ai été élevé avec de grands espaces autour de moi, et la ville n’offre pas ce loisir de se sentir seul avec autour de soi, la seule présence de la nature. Donc je dirais que la ville m’amène aussi, en quelque sorte, un sentiment d’oppression dû à ce que je trouve être un manque d’espace.

 

Mes sentiments dans la ville sont donc construits en fonction de ces deux ressentis de la ville. D’un côté la liberté, de l’autre l’oppression. Ces deux   ressentis sont contradictoires, mais n’étant pas sur le même plan, ils me permettent aisément de les différencier. Et par conséquent de construire mes sentiments dans la ville selon le moment et la situation. Parfois il m’arrive de jongler entre ces deux impressions et donc de me perdre en elles, et je ne sais plus quoi ressentir, je suis donc un peu perdu. Ceci est la façon dont je construis mes sentiments dans la ville.

1840 caractères, espaces compris et 1430 caractères, espaces non compris.




Jean HUET                                                                     18/10/09

 

De quelles façons vous sentez-vous en ville ?

 

Je me sens en ville à la fois par mon parcours quotidien et par la découverte de nouveaux endroits. Ainsi le cheminement tient une place importante dans la façon dont je me sens en ville. Les transports que j’emprunte, et par chaque transport, je m’y sens différemment, car chacun diffère de l’autre par le parcours, la vitesse, le bruit émis et reçu, l’énergie utilisée…

 

Par exemple, à vélo, je me sens en ville à travers les nuages polluants et égoïstes des voitures qui l’encombrent. Mais grâce au vélo, je me sens libre dans la ville telle qu’elle est vraiment, sans filtres pour cacher les mauvaises odeurs, sans toit pour me protéger de la pluie, sans vitres teintées pour cacher le soleil ou le regard des autres.

 

Toutes ces choses qui font que je me sens en ville, c'est-à-dire dans la ville, ou appartenant à la ville, définissent aussi comment je m’y sens. Toutes ces choses font que je me sens parfois pris au piège dans une toile sans fin, et parfois plus libre que dans tout autre endroit.

Elles me permettent d’appartenir à un groupe, à une société civilisée, ayant ses qualités et ses défauts, et à travers cela elles me permettent de me définir moi-même en tant qu’être unique.

 


 JOUSSET

Caroline                                                                                         06/10/09

 

 

 

De quelles façons vous sentez vous en ville ?

 

La notion de ville est diverse, elle varie suivant la cadre spatio-temporel. Il est presque impossible de donner une définition de la ville mais à notre échelle d’individu sensible comment ressentons nous la ville ?

La ville est perçue comme  un ensemble d’agressions sensorielles.

Notre ouïe est assourdie par un brouhaha permanent. Notre goût devient pâteux à mesure que la qualité de l’air décroit. Notre odorat subit l’air pollué et les odeurs des personnes. Notre toucher éprouve la matière métallique des barres du métro. Enfin notre vue est barrée par la verticalité étouffante des immeubles, il n’y a plus d’horizon.

Mais la ville peut émerveiller nos sens. Entendre un morceau de musique dans une salle de concert. Manger un plat raffiné dans un restaurant. Humer l’odeur du pain sorti du four. Toucher une étoffe d’un tissu somptueux, introuvable autre part. Tomber en arrêt devant une prouesse architecturale au coin d’une rue. Nous entretenons une relation ambigüe  avec la ville, mélange attraction/répulsion.

Nous pourrions comparer notre relation avec la ville avec celle que nous avons avec « l’autre », « l’insociable sociabilité de l’homme » de Kant. Se sentir en ville c’est alors se sentir agressé mais aussi comme faisant parti d’un tout apportant ce dont nous avons besoin. On peut même supposer que la relation ville/homme n’est pas COMME notre relation avec autrui mais EST la relation avec autrui. (Se sent-on en ville dans une ville « fantôme »?)

Se sentir en ville est une histoire de sens mais aussi d’interactions avec l’autre. 

 

 

Enfin la ville influence nos habitudes, notre manière de vivre. Dans un endroit faiblement peuplé le recours à un objet individuel motorisé est presque systématique pour se  déplacer. Le citadin ne se sentira pas en ville lorsqu’il n’attendra que trois minutes pour s’entasser dans quelques mètres carrés avec des inconnus. Une personne non-citadine, elle, se rendra compte de la différence campagne/ville, « elle se sentira en ville ».

La ville nous façonne sans que l’on s’en rende compte, il faut s’éloigner pour le ressentir.

   

   

 

La ville nous agresse, nous émerveille, nous rend possible et nous oblige à avoir des relations avec autrui mais nous ne pouvons sans doute pas nous sentir en ville si l’on ne s’est jamais senti hors de la ville.
 

Sophie Lamarque

L1 Groupe 5

06/10/09

 

 

 

 

De quelles façons vous sentez-vous en ville?

 

 

 

            La question de se sentir en ville implique une intégration sensorielle de l'individu à son environnement urbain. Le sujet sent la ville s'imposer à lui par les stimulations sensorielles qu'elle lui envoie, et qui lui attribuent un statut au sein de cette ville : spectateur, bâtisseur, élément vivant de cette cité...

 

 

 

            Quelle que soit la ville arpentée, je me sens toujours en position de spectateur : même dans ma ville d'habitation, je sens la ville évoluer en voyant ses quartiers se transformer, en entendant son bruit ambiant se modifier en fonction des animations. De plus, il me semble impossible de s'intéresser à une ville, à son urbanisme, à son architecture, à sa vie, et d'un jour déclarer en avoir fait le tour.

 

 

            Ce statut m'est donc en quelque sorte imposé par la ville, car elle ne cesse de se montrer à moi sous un angle nouveau, ou bien sous un angle inconnu jusqu'alors. Je ne me sens jamais en terrain conquis, car la ville ne cesse de m'envoyer des signaux qui me sont étrangers : un reflet de soleil sur une verrière jamais observé, l'odeur du bitume frais de récents travaux, la surface d'une pierre modifiée par la pollution.

 

 

 

            Ce sont les signaux sensoriels que la ville m'envoie qui me placent dans cette position de spectateur, et c'est cette position qui me fait me sentir en ville de par la stimulation des sens et de l'esprit incessante produite en moi par la ville.

 


 

 

Alban Mallet                                                                                                                                                                                                                                                                              6/10/2009

De quels façons vous sentez vous en ville ?

 

Dans un premier temps je définirais la ville comme le lieu où les personnes vivent dans des appartements et où on ce déplace en transport en commun grâce à la proximité des commerces. Dans un deuxième temps on constate un éclectisme de la population, provoquant une fermeture des personnes sur elle même n’osant pas s’ouvrir à un environnent qu’il leur est inconnue.

Je me sens en ville comme une pate à modeler, modifié par le quotidien qui (dans ce qui est pour moi « la ville ») me fait évoluer. Cette évolution est du à la multitude des styles, ambiances ou encore des situations que l’on peut rencontrer. Je ne pense pas que l’on puisse contrôler une ville. La ville nous guide chaque jour même si il est possible d’orienter son parcours, cette dernière nous positionnera face à de nouvelles situations qui nous sont étrangères. De ce fait, on se sent très souvent étranger à la ville.

Il m’est toutefois possible de remarquer  une certaine appropriation de mon quartier. Dans ce dernier je trouve : un coiffeur, une boulangère, un cinéma,  un café ou je retrouve tous le temps des amies. Le faite de s’approprier un quartier permet de ne plus subir la vie de la ville mais vivre sa vie dans la ville.

D’après moi, j’adopte deux attitudes dans la ville. La première est celle « du touriste », qui consiste à évoluer dans une ville qui nous semble inconnu et sans vraie personnalité. Ce premier cas s’applique aux lieux de la ville qui nous sont trop différents ou trop peu visiter. D’après moi on adopte forcément cette attitude dans certaines parties des villes car elles restent trop mystérieuses et trop vaste. La seconde attitude que j’adopte est celle d’un villageois, dans le sens ou je vie dans mon quartier et je n’évolue pas avec le pluralisme de la ville. Mon quartier m’est propre, je dirige ma vie et la ville ne me dirige plus.





PÂRIS Maxime                                                                                                                     Le 06/10/09

N° étudiant : 10071

 

Objet : P1Texte1

 

                                                                                                                              De quelles façons vous sentez-vous en ville ?

 

Je me sens en ville lorsque je parcours des rues goudronnées, dont les trottoirs sont parsemés de personnes, différentes et semblables à la fois. Des immeubles, plus ou moins haut, cachent la lumière et l'horizon panoramique. Ils montrent seulement une perspective plus ou moins importante et élaborée. L'intimité n'est pas partagée, chacun se renferme chez soi, se barricade au moyen de portes, de fenêtres, de volets, de grilles, de serrures. Je ressens l'impersonnalité de la ville. Je me sens en ville aussi, à proximité d'un cours d'eau, en effet, dans chaque ville où j'ai vécu, presque toutes celles que j'ai visité, possèdent cet élément fédérateur. Le bruit permanent, la pollution, l'air vicié, le manque de nature, voilà comment je perçois la ville.

 

Cependant je dois nuancer tous ses points. Suite à des voyages et à mon enfance dans une petite ville, je ressens la ville aussi par les champs à la limite périphérique de celle-ci, par les lieux naturels immenses qui peuvent s'y trouver, par la chaleur humaine du premier abord, par un aménagement urbain qui n'est pas réellement commencé. Le bruit n'y est pas forcément présent à tout moment de la journée. L'étouffement perçu dans la première est beaucoup moins vécu dans ce type de ville, qui sont, je pense, plus humaines, plus ouvertes. Même si pollution et nature sont forcément plus présents que hors des villes.

 

Je me sens donc en ville de façons différentes selon les endroits où je me situe sur la planète. La ville est un terme tellement indéfinissable qu'il est difficile d'expliquer précisément de quelles façons je me sens en ville.
SABRI Amina

Le 06/10/2009

De quelles façons vous sentez-vous en ville ?

D’après la définition de Wikipédia,  « une ville est une unité urbaine étendue fortement peuplée dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines. » Cela dit, quel est son degré d’étendue ainsi que son nombre de population minimaux qui nous poussent à juger si telle superficie représente ou non (50) une ville? Pourquoi un certain degré (ou nombre de population) et pas un autre? Qui en dicte les règles et comment? Si l’on se réfère aux écrits de Georges Perec dans « Espèces d’espaces » nul ne sert de précipiter les choses en essayant  de trouver une définition. En effet, (100) cette dernière n’en serait que fausse. Perec nous invite donc à chasser toute idée préconçue tout simplement parce que « la ville est là. Elle est notre espace et nous n’en avons pas d’autre ». Ainsi, la ville nous est appropriée; c’est notre espace respectif qui coïncide avec (150) des sentiments divers et propres à chacun. En effet, s’attribuer une chose   -quelconque soit-elle- exprime un goût bien prononcé. Cependant, si les villes sont villes pour X raisons, y a-t’il un sentiment  accordé à chaque ville ?

 

                                                                                                                                       ----------------------------------

 

Il est intéressant de constater qu’il suffit de quelques (200) kilomètres pour changer complètement de ‘décor’, si je puis me permettre. En effet, voyager d’une ville à l’autre -bien que dans le même pays- est en soit une excursion pleine de découvertes que ce soit au niveau relationnel ou encore architectural. Je vous laisse donc imaginer le changement (250) radical qu’il en est d’un pays à l’autre quand l’Histoire, la culture, les traditions et autres critères rentrent en considération.

 

J’ai vu le jour pour la première fois à Casablanca ; la capitale économique du Maroc. Je n’ai pas choisi de vivre dans cette ville (300) mais je l’aimais bien. Certes, elle n’avait rien d’extraordinaire. Néanmoins la routine qui s’y était installée petit à petit -entre mon école primaire et mes activités extrascolaires- était psychologiquement sécurisante pour un enfant en plein développement. La quête de soi, en ce moment important de (350) la vie, étant nécessaire à l’épanouissement individuel de chacun et à son équilibre. Ainsi, j’avais de grands projets dans cette ville. Je pratiquais de la natation, du tennis, du dessin et  j’allais commencer des cours de solfège dans quelques temps. Malheureusement, les cours de solfèges n’ont (400) jamais eu  lieu pour cause de déménagement.

 

En effet, dix printemps plus tard, voilà que je déménage à Rabat ; La Capitale du royaume. Rabat était une ville que je n’avais pas choisi non plus, elle m’a été imposée mais contrairement à Casablanca je ne m’étais pas résignée (450) à y vivre. Sans doute l’appréhension du changement brutal ; la peur de l’inconnu en d’autres termes. C’est ainsi que toute une sécurité se voit ébranler du jour au lendemain. Nouvelle ville, nouvelle école, nouvel environnement, nouveaux visages et pour mon grand regret plus aucune activité parascolaire(500). Plusieurs changements d’un coup qui ont affecté mon comportement de façon radical. Je suis passée d’une enfant épanouie à une pré- adolescente timide et renfermée sur elle-même. J’étais perdue. Cela signifie t’il pour autant que Rabat est une ville opprimante comparée à Casablanca?

 

Après plusieurs (550) années dans la capitale et avec un recul suffisant, je ne regrette pas le moins du monde ce déménagement. Non pas que j’ai pris goût à cette situation mais que tout simplement les choses prenaient place au fur et à mesure que les années passaient. Ce n’est en (600) rien la ville qui m’avait changée mais le changement en lui-même qui m’avait bloquée à un certain moment. Ce sot dans le vide où Rabat était un mot qui n’existait pas dans mon vocabulaire de petite fille, encore moins dans ma conception de la ville et (650) de ses habitants. Rabat était en réalité un point d’interrogation que j’ai su résoudre à travers le temps. J’ai pu m’épanouir dans cette ville et à m’intégrer auprès de ses habitants. Aurais-je envie d’habiter de nouveau à Casablanca? Certainement pas! Non pas que (700) j’aurais  peur encore une fois du changement, mais que la ville en elle-même ne me convient pas du tout. Il y a trop de pollution, trop de bâtiments, d’habitants, et surtout Casablanca est une ville très grande qui révèle un côté d’insécurité. A peine 100 kilomètres (750) séparent ces deux villes dont chacune a suscité en moi des sentiments paradoxaux à travers durant le temps.

 

Voilà déjà une année que j’habite à Paris. Ce n’est plus une question de ville uniquement mais de pays tout entier. Cette fois-ci, contrairement aux deux autres, j’ai (800) choisi le pays comme j’ai choisi la ville. Je n’avais donc pas peur du ‘changement’ ; j’étais psychologiquement prête pour. Néanmoins, cela ne m’a pas empêché d’avoir du mal au début. Rien que le fait de se retrouver seule dans une ville où l’on ne (850) connaît pas grand-chose concernant la culture, les traditions, le mode de vie.., avait un côté excitant d’une part et déstabilisant d’un autre. Excitant du fait qu’on se sent libre, qu’il y a plein de chose à découvrir. C’est une nouvelle page qui s’ouvre, (900)  à nous de l’écrire comme on le souhaite. Déstabilisant quand on découvre des visages stressés, des gens pressés, un temps grisâtre. Ce nouveau mode de vie m’a changée encore une fois. En effet, à Rabat je faisais partie des éléments qui suivaient la meute tellement j’étais toujours (950) entourée de gens que je connaissais, une sorte de bulle où tout se faisait en groupe. Par contre à Paris, j’ai su acquérir une certaine indépendance que je n’osais pas assumer au part avant. J’ose aborder les gens dans la rue pour demander mon chemin, sortir régler (1000) des affaires sans pour autant être accompagnée. Faire face aux problèmes toutes seule.

 

Par contre, bien que je n’ai pas beaucoup voyagé, j’ai réalisé que chaque ville, qu’elle soit dans le même pays ou non, et donc qu’elle suive un certain régime politique, qu’elle est (1050) une culture et un passé propres à elle.., chaque ville se caractérise par l’art de faire les choses à sa manière. En d’autres termes, chaque ville possède quasiment les mêmes métiers d’artisanats ; boulangerie, couture, tapisserie, maçonnerie,  cordonnerie et autres. Ce sont là tous des métiers d’artisans (1100) qui généralement se transmettent de père en fils et qui n’ont pas perdu de leur valeur malgré les différences qu’il y a entre les villes ainsi que l’avancé technologique.  Certes, chaque ville, chaque artisan acquiert sa propre conception des ‘règles de l’art’ quand il pratique son (1150) métier néanmoins cette pratique possède des bases assez communes.

 

                                                                                                                                             --------------------------------------

 

 

Ainsi, les villes ne sont pas une vulgaire conception d’édifices superposés  maladroitement. C’est surtout des pensées, des études, des aménagements qui font d’elles ce qu’elles sont maintenant. C’est de l’Histoire en continue mêlée de cultures (1200) et de traditions propres à chacune. Un peu comme si une ville représentait une personne, avec son début, sa fin, sa personnalité… . Telle une amante, elle nous aborde, nous charme, nous surprend, nous déprime, nous pensons bien  la connaître mais nous la découvrons chaque jour un peu plus. Puis vient (1250) le jour où nous nous lassons, nous en découvrons une autre avant de réaliser qu’elle nous manque. Nous revenons à elle, cette dernière nous accueille mais entre temps elle a changé. Nous avons du retard à rattraper. Certains y arrivent d’autres pas. La ville peut aussi révéler plusieurs (1300) facettes de nous; des personnalités différentes qui n’attendent que l’occasion de se dévoiler au grand jour. Facettes dont on ignorait l’existence, qui peuvent être bénéfiques ou au contraire destructrices. Nous découvrons donc la relation complexe ainsi que les différents rapports et influences que peut avoir une ville (1350) sur l’homme mais également l’homme sur la ville.


 


SCHMIEL Maud                                                                          le 6/10/2009

 

                                                                                                                                             De

quelles façons vous sentez vous en ville?

Pour répondre à cette question j'ai considéré la ville au sens du centre d'une agglomération, comme pôle d'attraction (migration pendulaire, tourisme, étudiants...) .

 

Tout d'abord, je considère qu'être en ville c'est se mettre, en quelques sortes, en condition physique et mentale. En effet, la forte concentration de population dans un espace défini entraîne une proximité entre les individus. Le toucher est sollicité malgré lui: on s'effleure, on se frôle, on s'entasse, on se bouscule... En circulant dans la rue, dans un commerce, en empruntant les transports  le contact physique est fréquent mais la proximité y est  plus synonyme de promiscuité. C'est d'ailleurs un paradoxe qu'il soit plus difficile d'établir un lien social qu'un contact. C'est comme si en ville les codes étaient inversés.

 

Ensuite, je voulais m'arrêter sur un rapport au mouvement. La ville est dynamique si bien qu'on a l'impression d'évoluer dans un espace lui-même en activité. Elle met tous nos sens en éveil: l'odeur qui émane des cafés, le bruit des klaxons dans les embouteillages, la diversité des bâtiments...

Il est quasi impossible de rester immobile au beau milieu d'une ville! C'est comme si elle vous entraînait dans sa frénésie. J' ai remarqué que les rares moments où on n'était pas en mouvement  sont ceux où l'on devient spectateur de celui-ci ( comme aux terrasses des cafés).

 

Pour terminer je dirai que j'aime être anonyme en ville, noyée dans sa grandeur, sa diversité, son histoire. Passer d'un quartier ou d'une rue à une autre en faisant un bond dans le temps , en changeant totalement d'ambiance.

 

 

 


 

ZALESKI Isabelle                                              06/09/2009                                                                                     

 

De quelles façons vous sentez vous en ville?

Je me sens en ville à la façon de l'habitant, du familier. Ayant toujours habité en ville, je l'appréhende  avant tout comme l'espace public, ce qui est en dehors de chez moi,

ce qui est entre les lieux où l'on passe du temps. Une des façons que j'ai de me sentir en ville est de chercher à sortir de cette vision de non-lieu, d'espace vide, et cela en allant vers ce qui dans l'espace public est lieu, où l'on peut rester, s'installer, s'étaler, faire.

Cette façon d'habiter, d'occuper la ville passe pour moi d'abord par l'assise, la façon de s'asseoir en ville est une façon de rester, une négation du flux de passants. Je m'assied toujours en tailleur, j'aime m'asseoir près du sol, on est ainsi loin de l'état de mobilité, loin de la station debout. S'asseoir sur un banc public les jambes ramenées vers soi, poser son sac et étaler ses affaires, avoir une activité ( lire, dessiner ), c'est une façon de créer un espace familier par la position des objets autour de soi.

La façon d'utiliser les structures publiques est aussi révélatrice de la façon de se sentir en ville : Je cherche à connaître et à profiter le plus possible de ces services publics, fontaines d'eau potable, toilettes publiques, bibliothèques municipales, cabines téléphoniques, stations vélib'... Il faut connaître et savoir localiser tous ces points où que l'on se trouve, ils sont des étapes sur le parcours dans la ville. Je m'amuse souvent à rester le plus longtemps possible hors de chez moi en essayant de retrouver le même confort par des structures publiques, c'est ainsi que j'ai découvert le temps que l'on pouvait passer uniquement à la BPI (bibliothèque du Centre Pompidou) ou l'on a accès à la télévision en toutes les langues, l'internet, journaux, musique, livres, cafétéria...

C'est également à travers la municipalité que je ressens la ville, les piscines, bibliothèques, bains-douches, patinoires... portant le sceau de la Mairie sont comme un symbole de la ville par excellence.


 


ZIMMERMANN Chloé

Fait le 5/10/2009

 

Ma première impression, lorsque j’arrive en ville, est  une  prise de conscience de cet effluve de vie, passée et présente, à laquelle je me trouve agréablement confrontée. Car la ville a ses rires, ses colères, et ses folies. Elle est à l’image du temps et des hommes.

C’est en ville que l’on peut puiser dans les vestiges laissés par l’Homme. En ce qui me concerne, la ville s’est pourvue d’une toute nouvelle dimension historique et humaine lors de la lecture d’ouvrages portant sur l’histoire de Paris ou de Lagny, ma ville. Je trouve cela émouvant d’appréhender en marchant  une rue vieille de plusieurs siècles : des centaines, des milliers ou des millions d’hommes et de femmes ont abordé ce pavé, y ont laissé leur trace, tel que nous le faisons désormais, tel que nous le ferons peut-être de nouveau, et tel que tant d’autres le ferons après nous. La ville est le fruit de l’action des hommes installés en société. Elle grandit sans jamais atteindre l’âge adulte. La ville se construit à l’infini, elle évolue sans cesse. La ville vie et parfois meurs. Je le perçois ainsi.

 

Cette vision de ville vivante est portée par la stimulation permanente des sens. Prenons le cas du bruit. Au contraire de la trouver agaçante,  il y a dans cette quasi-omniprésence du bruit en ville quelque chose de rassurant, et mieux, quelque chose d’exaltant. La ville abonde et déborde de bruits. Sans bruits, c’est la mort.  Je ne me sens jamais autant en vie qu’en ville.

 

A mon âge, j’aborde la ville comme le terrain de tous les possibles. A Paris comme ailleurs, ma vie résonne comme un roman d’apprentissage. J’aime à croire que Paris, ville de toutes les révolutions, est aussi la ville de ma propre révolution personnelle.  Ainsi, je vis la ville en me nourrissant au maximum de sa singulière richesse passée et présente, afin de m’en inspirer d’en l’exercice de mon métier  futur. J’espère pouvoir un jour apporter ma contribution à l’épanouissement de cette  vie urbaine.

 

 

 

 

 

 

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus